Eastern et Western | Arte (replay)

 Films et documentaires disponibles sur Arte en replay

 

  • Aktan Arym Kubat, Centaure, Allemagne/ France/ Kirghizistan, 2015, 84 min.

Disponible du 26/02/2020 au 25/05/2020
Voir le replay sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/060147-000-A/centaure/

Dans un Kirghizistan en profonde mutation, le combat d’un voleur de chevaux pour faire perdurer les traditions de son peuple nomade… Une fable somptueuse sur la transmission et l’identité.
Dans un village kirghiz, Centaure, ancien projectionniste d’un cinéma transformé en mosquée, vit aux côtés de sa femme, sourde-muette, et de son fils de 5 ans, qui entend mais ne parle pas encore. Chaque soir, il conte à son enfant les légendes du pays, à une époque où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un. Car désormais, dans une société kirghize en plein bouleversement économique, le cheval a perdu son statut d’animal totem au profit de dérives mercantiles. Alors, la nuit, Centaure se glisse dans les haras pour libérer les pur-sang appartenant aux riches amateurs de courses hippiques. Une dernière chevauchée sauvage à travers les steppes avant de les relâcher dans la nature. Mais il est bientôt pris sur le fait…

Mémoire et liberté

Dans ce film mi-tragique mi-poétique, le réalisateur Aktan Arym Kubat (Le voleur de lumière) convoque la figure symbolique du cheval, devenu bien marchand, pour dépeindre la disparition progressive des traditions de son pays, libéré du joug soviétique mais gagné à présent par l’individualisme, le matérialisme et la montée de l’extrémisme religieux. Très juste dans la peau de son antihéros oscillant entre douce naïveté et profond désespoir, Aktan Arym Kubat signe une vibrante ode à la mémoire et à la liberté, sublimée par la photographie des paysages des steppes d’Asie centrale.

 

  • Hamid Sardar, Le Cavalier mongol, France, 2019, 86 min.

Disponible du 01/02/2020 au 07/04/2020
Voir le replay sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/084688-000-F/le-cavalier-mongol/

En Mongolie, dans les steppes du Darhat, un cavalier héroïque se lance à la poursuite de voleurs de chevaux. Dans des décors naturels époustouflants, un documentaire épique aux allures de western oriental.
Depuis des siècles, à la frontière de la Mongolie et de la Sibérie russe, les tribus nomades du Darhat vivent de l’élevage de puissants chevaux semi-sauvages, qui les accompagnent lors de leurs migrations saisonnières des steppes aux montagnes. Mais depuis quelques années, des voleurs de tribus originaires de Tuva s’emparent de leurs troupeaux pour revendre les bêtes à des abattoirs russes pour quelques roubles. Lorsque son étalon blanc, irremplaçable gardien de ses chevaux contre les loups, disparaît, Shukhert, cavalier émérite et charismatique lutteur, se lance alors seul à la poursuite des bandits pour le retrouver et le ramener à temps avant l’hiver. Une traque folle dans des conditions extrêmes, qui conduit même ce justicier capable de tout – il fabrique lui-même ses skis de randonnée dans la forêt –, à être emprisonné quelques semaines.

Aventure rocambolesque

Dans les grandioses paysages des steppes mongoles, la traque épique de Shukhert prend des allures de western oriental. Surnommé avec respect par les siens « le dompteur de chevaux », tant ses prouesses pour les maîtriser forcent l’admiration, cet attachant héros mongol emmène le spectateur dans une aventure rocambolesque, au plus près du quotidien des nomades, entre chamanisme, rivalités et banditisme. Truffé de rencontres et de rebondissements, son périple permet aussi de découvrir la mosaïque d’une région complexe, traversée par de multiples tensions ethniques et socio-économiques. Avec ce somptueux documentaire, primé au Festival international du film et du livre d’aventure de La Rochelle en 2019, le photographe et réalisateur Hamid Sardar (Taïga) nous plonge, par sa connaissance du territoire et de la culture mongols, au cœur d’un monde contemporain encore empreint de mystère, d’ordinaire accessible aux seuls initiés.

Le cavalier mongol
C-Hamid Sardar

 

  • François-Xavier Trégan, USA : Black Cowboys, la légende oubliée, 2020, 25 min.

Disponible du 28/02/2020 au 28/01/2023

Voir le replay sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/092779-000-A/usa-black-cowboys-la-legende-oubliee

A l’extrémité sud de New York, les membres de la Fédération des Black Cowboys tentent de partager une histoire effacée ou simplement oubliée. L’histoire du rôle majeur de ces Cowboys noirs dans la construction de la Nation américaine tout au long du XIXe siècle.

Pour Hollywood, la seule couleur officielle de la conquête de l’Ouest était le blanc. Les Afro-Américains formaient pourtant le tiers de tous les cowboys. Les membres de la Fédération des Black Cowboys de New York réhabilitent cette histoire autant qu’ils endossent le mode de vie de leurs ancêtres. Mais leur Ouest est fait de pavés, de béton et de sirènes. »

 

  • John Maggio, Billy the Kid, Etats-Unis, 2012, 52 min.

Disponible du 21/02/2020 au 22/03/2020
Voir le replay sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/047331-000-A/billy-the-kid/

Qui était Billy the Kid ? Un Robin des Bois version américaine, un combattant pour la liberté, un bandit sans scrupules ? Ce portrait tente de rétablir la vérité historique à l’encontre des interprétations parfois farfelues qui ont été livrées du destin de Billy the Kid.

Né en 1859, William Henry McCarty n’a jamais connu son père. Adolescent, il suit sa mère dans un convoi de pionniers en route vers l’Ouest. Une fois au Nouveau-Mexique, sa mère meurt et le jeune homme se retrouve livré à lui-même, à l’âge de 15 ans. Devenu cow-boy dans l’Arizona, il tue un homme alors qu’il est en état de légitime défense. Condamné pour meurtre, il s’évade. De retour en Arizona, il se retrouve mêlé à la guerre des clans du Comté de Lincoln. D’homicides en histoires de voleurs de bétail et de chasseurs de primes, toute la mythologie du Far West s’incarne alors dans Billy the Kid. Vers 1880, il se lie d’amitié avec un ancien chasseur de bisons du nom de Pat Garrett. Mais quelques mois plus tard, celui-ci se fait élire shérif et se lance aux trousses de son ancien compagnon.

Depuis le Billy the Kid de King Vidor en 1930, le hors-la-loi a nourri l’imaginaire d’une quinzaine de réalisateurs, le film le plus marquant restant celui de Sam Peckinpah en 1973, Pat Garrett et Billy le Kid. Une somme d’images qui a incité John Maggio à brosser la psychologie du personnage, rétablissant la vérité historique, aux antipodes des interprétations parfois farfelues qui ont été livrées sur le destin de Billy the Kid.

Billy the Kid

 

  • Molly Hermann, La bataille de Little Bighorn – Une légende du Far West, Etats-Unis, 2018, 52 min.

Disponible du 22/02/2020 au 22/03/2020
Voir le replay sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/092111-000-A/la-bataille-de-little-bighorn-une-legende-du-far-west/

En 1876, Sitting Bull et les Sioux infligent une cuisante défaite au général Custer à Little Bighorn. Retour sur une bataille mythique qui a façonné l’identité américaine.

Après la fin de la guerre de Sécession en 1865, le Middwest devient le nouveau champ de bataille aux États-Unis. L’armée américaine se déplace vers l’ouest et conquiert des terres occupées par les Indiens, ouvrant la voie aux chercheurs d’or, aux hommes d’affaires et aux colons. Le conflit éclate dans le berceau spirituel des Sioux lakota, dans l’actuel Dakota du Sud. Le général Custer, héros de la guerre civile, part alors en croisade contre les Indiens. Plein d’ambition, il lance une attaque stratégiquement mal maîtrisée, qui entraîne le massacre de ses troupes à Little Bighorn dans le Montana, face à une coalition de Sioux et de Cheyennes constituée par le grand chef Sitting Bull.

Wild West Show

Cette cuisante défaite marque alors profondément les Américains. Quelques années après la bataille de Little Bighorn – la « bataille de l’herbe grasse » pour les Indiens –, Buffalo Bill crée le Wild West Show. Pour ce spectacle itinérant reconstituant des scènes du Far West, cette figure de la conquête de l’Ouest recrute de véritables Indiens qui jouent leur propre rôle, dont Sitting Bull. Lequel finira par quitter le spectacle, écœuré. Car le show met en scène un vaillant Custer qui livre avec bravoure son ultime combat, et façonne le mythe du héros de la nation se battant jusqu’à son dernier souffle. Une manière d’exalter l’esprit pionnier fondateur de l’identité américaine.

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