Tonalité cavalière | E. Legouvé

Propos sur l’importance de la tonalité donnée au texte lors de sa lecture

 

Du reste, ce ton est bien facile à reconnaître, il suffit d’y faire attention ; au théâtre, quand nous faisons répéter une pièce, et que dans une tirade se trouve enclavé un fragment de narration, si l’acteur, emporté par la chaleur du débit, prête à cette narration le même accent qu’à l’expression des sentiments, nous l’arrêtons court, en lui disant : « Non ! non ! Il faut prendre là le ton du récit, » et soudain, sans qu’il soit besoin d’autres explications, l’acteur change de ton, comme au manège, quand l’écuyer dit : changes de pied, le cavalier fait porter son cheval du pied droit sur le pied gauche, et réciproquement.

 

Ernest Legouvé, La lecture en famille : la lecture en action, l’art de la lecture, Paris : J. Hetzel, 1882, p. 39

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