BLOMAC Nicole (de) [XXIe]

Éleveuse de chevaux pendant 30 ans, diplômée de l’Ecole des hautes études en sciences sociales et docteure en histoire moderne.

 

-avec Denis Brogos, L’Arabe, premier cheval de sang, Paris : Crépin-Leblond , 1978, 311 p.

-« Élite et généalogies au XVIIIe siècle : cheval de course, cheval de sang, la naissance d’un nouveau concept en France », Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, vol. 36-3, 1989, pp. 497-507. Disponible sur Persée.

Plan de l’article : Bref itinéraire : du cheval sauvage au cheval anglais en passant par le cheval oriental ; Images de courses anglaises sous une plume française ; Cheval anglais et courses anglaises ; Pourquoi l’anglomanie hippique ? ; Pedigree, filiation et mérite

La Gloire et le jeu des hommes et des chevaux, 1766-1866, Paris : Fayard , 1991, 391 p.

A la fin de l’hiver 1766, devant la cour réunie, à la plaine des Sablons transformée en hippodrome, le duc de Brancas défie, par cheval interposé, un gentleman anglais. C’est le début des courses en France. Car le duc, bien que battu, ne renonce pas. Avec une poignée d’aristocrates fortunés qui partagent son goût du jeu et son amour de la gloire, il va se battre pour introduire en France des chevaux rigoureusement sélectionnés depuis des générations par les éleveurs anglais et que l’on appellera  » pur sang « . Bientôt, à Vincennes comme à Fontainebleau, les privilégiés se pressent pour admirer des chevaux dont la généalogie est à l’image de ceux qui les élèvent et les possèdent. Un temps, le cheval de sang, symbole de la noblesse, est rejeté sous la Révolution. Mais Bonaparte, qui a découvert en Egypte le cheval arabe, comprend vite son importance dans la guerre de mouvement et de vitesse. Devenu empereur, il établit officiellement les courses françaises. Il veut faire mieux que les Anglais et encourage la production nationale d’élite. Les régimes se succèdent tandis que sont créées les institutions qui organisent les courses, notamment le Jockey Club, l’un des temples du jeu et des élégances de la vie parisienne. Pour les uns, ces courses ne sont que faste et ostentation. Pour d’autres, elles devraient être une  » question d’utilité publique, de richesse et de prospérité nationale « . Mais désormais des spectateurs de plus en plus nombreux viennent tenter leur chance pour quelques sous sur les hippodromes. Les formidables succès de Monarque, l’un des plus beaux chevaux du XIXe siècle, et de Gladiateur, dont la renommée dépasse les frontières, ouvrent des perspectives à toutes les spéculations…

-« Une contribution à l’histoire des Haras en France. La démission de marquis de Voyer en 1763. Contexte et perspectives », in Daniel Roche (dir.), De Pégase à Jappeloup, cheval et société, Montbrison, 1994, pp. 323-338.

-« Equitation de cour, équitation de guerre », in Daniel Roche et Daniel Reytier (dirs.), Les Écuries royales du XVIe au XVIIIe siècle, Paris/ Versailles : Association pour l’Académie d’art équestre de Versailles, 1998, pp. 203-211.

-« Imitation ou appropriation ? : Pourquoi des généalogistes pour les chevaux ? », Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, coll. Congrès des sociétés historiques et scientifiques 120, 1998, 6 p.

-Le cheval, moyen et mode vie : l’œuvre du marquis de Voyer, militaire, philosophe et entrepreneur, (1722-1782), Paris EHESS, 2002.

Thèse de doctorat en Histoire moderne sous la direction de Daniel Roche, publiée sous le nom :

Voyer d’Argenson et le cheval des Lumières, Paris : Belin , coll. Histoire et société, 2004, 398 p.

Le cheval est au centre de toutes les activités de Marc-René de Voyer d’Argenson (1722-1782), à la fois général et inspecteur de la Cavalerie, directeur des Haras et grand propriétaire terrien. Descendant d’une très ancienne famille ayant choisi de servir le Roi dans ses administrations publiques, le cheval est pour lui tout à la fois produit, fonction, enjeu politique et compagnon de son quotidien. Étant à part entière un homme des Lumières, un temps de contestations et d’innovations où la vitesse est devenue une priorité dans de nombreux domaines, il a compris plus tôt que d’autres l’intérêt que représente pour la France ce nouveau cheval qu’est le racehorse anglais et s’en fait le promoteur dans son vaste haras des Ormes. Un pari sur l’avenir dont il connaît à la fois la complexité et les risques : ceux relatifs à la durée, à la difficulté de faire porter un regard non partisan sur cet autre cheval, sur une nouvelle manière de produire qui ne soit pas utopique. Sans vouloir faire du cheval qui galope l’exemple type d’une économie de marché alors en pleine expansion, il est évident que cet aristocrate, issu d’une famille de très ancien lignage, a vite compris comment la valeur ajoutée de la filiation prouvée et de l’épreuve enregistrée faisait entrer le cheval «de sang» dans l’économie capitaliste.

-(dir), Cheval limousin, chevaux en Limousin, Limoges : PULIM , 2006, 375 p.

Cet ouvrage collectif se veut la somme des regards critiques portés par une équipe d’historiens sur ce cheval de grande et très ancienne réputation, toujours décrit comme le prototype du cheval élégant et solide, vaillant au combat et parfaitement adapté à ses conditions de vie. Au fil des siècles, sa supériorité comme cheval de selle idéal pour l’écuyer, le propriétaire noble et l’officier de cavalerie légère a été soulignée et entretenue par tous les polygraphes équestres. Si l’importance prise par la voiture puis la disparition de la cavalerie ont fait chuter les effectifs, les chevaux de selle ne disparaissent pas pour autant du Limousin. Au travers des courses de plat et d’obstacles, qui ont débuté très tôt, de la chasse au sanglier et au loup, des challenges de tous niveaux que s’imposent les militaires, les chevaux limousins se retrouvent vite au centre des nouvelles activités appelées aujourd’hui sports équestres ou de loisir.

-avec Bernard Maurel et Christophe Morin, Le Haras national de Pompadour, une exception française,  Paris : Éd. du Patrimoine/ Centre des monuments nationaux , coll. Itinéraires, 2008, 163 p.

Le fief des Lastours et des Pompadour, fondé au XIe siècle, a été offert par Louis XV à sa célèbre favorite qui devient sitôt marquise. Vingt ans plus tard, le roi en reprend possession et y crée un haras, toujours en activité. Ses nombreuses écuries prospèrent autour de l’imposant château. Sa jumenterie joue encore un rôle essentiel dans la modernisation des techniques de reproduction et d’identification et dans le développement des races arabe et anglo-arabe qui exercent leur potentiel sportif sur le magnifique champ de courses du haras. Aussi Pompadour, siège des Haras nationaux, est-il également un haut lieu de compétition pour les jeunes chevaux, dans toutes les disciplines qui comptent aujourd’hui.

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