FRANCIS Dick [1920-2010]

De son vrai nom Richard Stanley Francis. Jockey anglais de steeple-chase, il remporte de nombreuses courses notamment sous les couleurs de la Reine. Il devient par la suite chroniqueur hippique pour le London Sunday Express et écrivain. Ses écrits sont en large majorité des polars en lien avec le monde hippique.

N.B : Nombre de ses romans ont été réédités dans la collection 10/18. Ne sont présents ici que les ouvrages en lien avec le monde hippique et traduits en français.

 

Patatrot [Dead cert, 1962], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1963, 255 p. Trad. de l’anglais par Jean Rosenthal.

Le roman a été adapté en film par Tony Richardson Dead Cert (1974).

Je croyais avoir semé mes poursuivants.C’est alors que, d’un sentier sur la droite, déboucha la camionnette. Je me retournai. Une autre voiture arrivait par-derrière. Mes jambes se resserrèrent sur les flancs d’Amiral. Je ne réfléchis pas. Amiral n’hésita pas non plus. Il prit son élan, ramassa son puissant arrière-train et malgré les menaces des tueurs qui se ruaient hors de la voiture, il sauta par-dessus le capot, sans même en érafler la peinture.

Panique au pesage [Nerve, 1964], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1964, 255 p. Trad. de l’anglais par Catherine Grégoire.

1 m 50 de haut, dans les 55 kilos… Même si on est en passe de devenir le roi du turf, comment ne pas faire de complexes le jour où la guigne s’installe, où vos trotteurs font de l’apathie pernicieuse et où la débine montre sa face blême ? Alors on consulte un spécialiste et, au lieu d’une psychose, c’est une tortueuse machination qui se révèle, un complot délirant qui appelle la vengeance…

Vol dans le van [Blood Sport, 1967], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1968, 255 p. Trad. de l’anglais par Jacques Hall.

Un célèbre cheval de course disparaît dans les herbages du Kentucky; un jeune homme et une jeune fille passent un après-midi mouvementé à canoter sur la Tamise. C’est en partant de ces faits apparemment sans rapport que Gene Hawkins se lance en quête d’étalons volés, à travers toute l’Amérique, jusqu’au moment où, de pisteur, il devient une proie traquée à son tour. Loin du roman noir à l’américaine et du thriller distingué anglais, les livres de Dick Francis flirtent avec le journalisme, le récit psychologique et la sociologie.

Forfaits [Forfeit, 1968], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1969, 255 p. Trad. de l’anglais par Gérard Gardin.

« Un petit conseil, Ty… Si on te le demande, refuse. Ne vends pas ta chronique. Ils commencent par t’acheter. Et après, ils te font chanter. » Telles furent les dernières paroles de Checkov, rédacteur hippique comme moi dans un canard concurrent. Deux minutes après, il tombait du septième étage sur le trottoir. Le ton désespéré de ses recommandations m’avait frappé. Sur le moment je me perdis en conjectures, mais je ne devais pas tarder à en prendre de la graine, car moi aussi j’étais visé.

En selle pour la trois [Enquiry, 1969], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1970, 250 p. Trad. de l’anglais par Elfvik.

Pour un jockey de steeple-chase, perdre sa licence et se voir banni de l’hippodrome de Newmarket, c’est comme d’être rayé de son ordre pour un professionnel.

Chasse aux rats [Rat Race, 1970], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1971, 261 p. Trad. de l’anglais par Simone Hilling.

Faire l’avion-taxi quand on a piloté des Boeings, avouez qu’il y avait de quoi être amer. Sans compter que les petits zincs de Derrydowns étaient sujets à des pannes bien étranges, quand ils n’explosaient pas purement et simplement dès que j’avais le dos tourné. Un truc à vous retirer toute votre clientèle. Heureusement que Colin, le jockey bien-aimé, et un Duc aussi myope que naïf me faisaient encore confiance. Ce qui faillit bien leur coûter leur acte de naissance.

Le Casse-pattes [Bonecrack, 1971], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1972, 256 p. Trad. de l’anglais par Simone Hilling.

Mon vieux despote de père s’était cassé la jambe ; ça n’avait pas suffi à abattre sa hargne. Mais « Moonrock » et « Indigo », eux, c’étaient des pur-sang. Pour eux, une jambe cassée, ça signifiait la mort. Le richissime gangster Rivera ne l’ignorait pas et si je refusais à son fils Alessandro de courir le Derby sur « Archange », le crack de l’écurie, tous les chevaux allaient y passer. Alessandro… enfant gâté, arrogant, volontaire… mais aussi jockey dans l’âme, et c’était mon seul atout.

Ecran de fumée [Smokescreen, 1972], Paris : P. Belfond, coll. Les Thrillers, 1987, 213 p. Trad. de l’anglais par Madeleine Bast.

Edward Lincoln est un acteur célèbre, mais sitôt quitté les studios, il oublie son personnage d’aventurier et redevient en famille un homme ordinaire. Pourtant, rien n’est ordinaire dans ce voyage en Afrique du Sud où, dès son arrivée l’attendent menaces et tentatives d’intimidation…

La Casaque noire [Slayride, 1973], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1974, 242 p. Trad. de l’anglais par Robert Hervé.

Si seulement Bob le jockey s’était contenté de l’argent qu’il gagnait aux courses… Mais il lui en fallait beaucoup, et tout de suite. Alors, quand je suis allé enquêter sur sa disparition en Norvège, j’ai très vite senti que j’allais m’empêtrer dans une sordide histoire de gros sous et de gros pontes peu scrupuleux. Sans compter la neige, un gamin terrorisé parce qu’il avait vu ce qu’il ne fallait pas voir. Plus un exercice de natation – dont je me serais bien passé – dans le fjord glacial d’Oslo.

Adjugé ! [Knockdown, 1974], Paris : P. Belfond, 1986, 201 p. Trad. de l’anglais par Françoise Sorbier.

James Dereham n’a qu’une passion : les chevaux. Cet ancien jockey, devenu courtier en pur-sang, s’est fait une réputation d’honnêteté qui intrigue, déconcerte et dérange. Refusant de se plier à la loi d’un milieu où tous les coups tordus sont recommandés, il a choisi d’agir en franc-tireur. Certains, en « haut lieu », ne voient pas sa réussite d’un bon oeil, et l’agression dont il est victime à l’issue d’une vente aux enchères n’est qu’un avant-goût des délices qu’on lui réserve. Pour Jonas, la course d’obstacles risque de mal finir. Il n’y a pas que les chevaux qu’on abat…

 –Gare aux tocards ! [High Stakes, 1975],  Paris : 10-18, coll. grands détectives, 2000, 206 p. Trad. de l’anglais par Michel Deutsch.

J’avais gagné une fortune en fabriquant des jouets. En faisant courir des chevaux, je croyais que je m’amuserais. Mais les brigands du turf me firent très vite comprendre que j’étais encore un enfant, en me volant. Alors je me suis vengé. Je me suis joué d’eux, les books, les entraîneurs marrons. Mais c’est un cheval qui en est mort.

Risqué [Risk, 1977], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1979, 275 p. Trad. de l’anglais par Michel Deutsch.

Comme il est difficile d’être à la fois comptable honnête et jockey amateur chanceux. Dans ces deux domaines, j’ai eu l’occasion de faire mes preuves, mais tout le monde m’en a voulu : fraudeurs de fisc, entraîneurs et bien d’autres. Chacun cherche à tricher, sur les champs de courses comme dans les livres de comptes. J’ai compris ma douleur, jusqu’à faire découvrir l’amour à une dame d’âge mûr, mais qui finalement m’a sauvé la mise.

Lunettes sans monture [Trial Run, 1978], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1979, 244 p. Trad. de l’anglais par Henri Collard.

Alyocha. Ça aurait pu être un prénom russe, d’homme ou peut-être de femme. C’était ce qu’on m’avait supplié de venir découvrir, à quelques mois des Jeux Olympiques, à la suite de la mort pas très naturelle d’un jockey allemand qui avait murmuré ce mot avant de trépasser. On redoutait quelque forme de sabotage des épreuves hippiques. Et quand enfin j’appris ce qu’Alyocha signifiait, je compris que le sabotage en question était… monumental!

À la cravache ! [Whip Hand, 1979], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1979, 275 p. Trad. de l’anglais par Jacques Hall.

Avec une main broyée, remplacée par une prothèse, les espoirs déçus de mon ancienne carrière de jockey, je m’étais reconverti dans le métier de détective privé : combines de bookmakers marrons, de maquignons escrocs, de pseudo-gentlemen, de courses truquées, de pur-sangs drogués à mort. Et voilà qu’on me menaçait de me priver de mon ultime défense : ma main valide. Et je compris alors que c’était moi-même que je devais mener à la cravache. Moi-même et ma peur.

La Mort au petit trot [Reflex, 1980], Paris : Gallimard, coll. série noire, 1981, 307 p. Trad. de l’anglais par Jacques Hall.

Balloté à droite et à gauche durant toute mon enfance, j’avais pris ce qui se présentait à moi. J’avais appris la photo chez des amis à qui ma mère m’avait confié, et à monter à cheval parce qu’elle m’avait plus tard abandonné dans une écurie de courses. La photo était mon passe-temps, le bourrin mon gagne-pain. J’ai fait une carrière très honorable comme jockey, mais à cause de mes talents de cameraman, ma chambre noire a bien failli me servir de mausolée.

Le Banquier [Banker, 1982], Paris : P. Belfond, 1984, 246 p. Trad. de l’anglais par Michèle Madonna Desbazeille.

Au Royal Ascot, lors du prix King Edward VII, le banquier Tim Ekaterin assiste à la victoire du magnifique pur-sang Sandcastle. Et sauve la vie de Calder Jackson, un homme étrange qui prétend soigner les chevaux par les plantes et l’imposition des mains. Lorsque quelques mois plus tard, Oliver Knowles, un riche éleveur, vient solliciter un prêt auprès de Tim pour acquérir Sandcastle et en faire un … étalon, le banquier hésite : peut-on investir une telle somme sur la descendance d’un cheval, fût-il un champion ? Tim se laisse convaincre, mais très vite il déchante et le banquier se fait détective pour remonter la filière, que jalonnent deux meurtres, jusqu’à l’étrange phénomène dont Sandcastle est la victime.

Danger [The Danger, 1983], Paris : P. Belfond, 1986, 298 p. Trad. de l’anglais par Évelyne Châtelain.

Le monde des courses où se brassent tant de sommes fabuleuses attire toutes sortes de malfaiteurs ! On s’aperçoit bientôt qu’un mystérieux ravisseur y choisit ses victimes. Demande de rançon assortie de menaces sadiques, panique des familles, il a la partie facile. C’est sans compter avec Liberté Conseil, une agence de détectives privés. Andrew Douglas en est le meilleur élément : intelligent et humain, il sait réconforter, négocier, trouver la faille. Il va traquer Guiseppe, alias Peter, dont les victimes elles-mêmes subissent le charme pervers. Mais attention, les situations peuvent s’inverser, et le chasseur devenir gibier

À couteaux tirés [Wild Horses, 1994], Paris : Calmann-Lévy, coll. Suspense, 1996, 322 p. Trad. de l’anglais par Évelyne Châtelain.

Le jeune cinéaste Thomas Lyon est en train de tourner un film d’après la version romancée d’un scandale hippique vieux de vingt-six ans. L’homme au centre du drame était Jackson Wells, jeune entraîneur prometteur accusé de la mort de sa femme, retrouvée pendue dans l’écurie de son domaine. Sa culpabilité n’avait jamais été prouvée, et il avait toujours juré de son innocence. Le très huppé milieu des courses britanniques de Newmarket avait réussi à étouffer l’affaire. Lyon s’aperçoit très vite que les protagonistes encore en vie semblent connaître une tout autre vérité et la taisent.Soucieux d’efficacité commerciale. Lyon modifie le scénario de son film. En quête d’une fin plausible, il entame des recherches qui le conduiront peu à peu vers les vrais criminels. Le tournage vire alors au cauchemar. Lyon doit à la fois négocier avec ses commanditaires la survie de son film et élucider les tentatives de meurtre « à couteaux tirés » pour sauver sa propre peau.

L’Amour du mal [Come to Grief, 1995], Paris : Belfond, 1998, 259 p. Trad. de l’anglais par Évelyne Châtelain.

Malgré sa petite taille et un bras mort, l’enquêteur anglais Sid Halley est solide comme un roc. Cet ancien jockey se remet en selle pour démasquer un individu sadique qui se complaît à trancher une patte aux chevaux dans des haras londoniens. Ses soupçons s’orientent vers un de ses amis, Ellis Quint, ancien jockey, devenu animateur adulé de jeux télévisés. Dès lors, le détective privé affrontera un ennemi bien plus costaud que lui : un énorme magma intouchable et politiquement correct répondant aux jolis noms d’opinion publique, de médias et autres avocats, secondés dans l’ombre par des hommes de main aux manières très peu british.

Jusqu’au cou [To the Hilt, 1996]Paris : Belfond, coll. nuits noires, 1999, 269 p. Trad. de l’anglais par Évelyne Châtelain.

Héritier de nobles ancêtres, Alex a choisi de vivre la vie de bohème pour pouvoir peindre. Sa mère s’est remariée avec Ivan, propriétaire d’une célèbre brasserie, mais l’entreprise bat de l’aile. Un vieux comptable a disparu après avoir transféré des sommes énormes sur des comptes insaisissables à l’étranger. À la suite d’une crise cardiaque, Ivan décide de confier la direction de l’entreprise à Alex et lui signe une procuration malgré l’hostilité de sa fille et de son avocat. Alex, qui doit sauver la brasserie mise en liquidation judiciaire, trouve bien des obstacles sur sa route. Et ce joyeux excentrique révèle sa force morale en affrontant la petite bande qui a décidé de mettre la main sur le magot du brave Ivan.

Dans l’œil du cyclone [Second wind, 1999], Monaco : Ed. du Rocher, coll. thriller, 2001, 266 p.

Perry Stuart est météorologue à la B.B.C. Un de ses collègues, Kris Ironside, pilote amateur et maniaco-dépressif, doit prochainement épouser Belladonna Harvey, la fille du propriétaire d’une prestigieuse écurie de course. Lors d’une réception chez la future belle-famille, Kris et Perry rencontrent Robin Darcy, un Américain qui a fait fortune dans le champignon, et sont invités chez lui, à Miami. Ils se retrouvent bientôt en Floride alors qu’on annonce la formation d’un cyclone à proximité. Kris, qui a toujours rêvé de voler dans l’œil d’un cyclone, piège Perry qui fera le navigateur dans un appareil fourni par Robin Darcy. Ce dernier n’est pas non plus totalement innocent. Il a demandé à Kris de profiter de ce vol pour faire escale à Trox, minuscule îlot des Caraïbes sur lequel vivent quelques vaches. Au retour, l’appareil sombre en mer. Éjecté du canot de sauvetage, Perry évite de justesse la noyade pour finalement échouer sur l’île de Trox. Il va y découvrir un coffre-fort qui contient de mystérieux documents.

Autres écrits

-Dick FRANCIS, The Sport of Queens, [s.d.] : Harper & Row, 1957. Rééd. en 1995 chez Macmillan Pub Ltd.

This is the biography of thriller-writer Dick Francis, is known for setting his novels against the background of horseracing. In this fascinating book, Francis tells how he became one of Britain’s leading National Hunt jockeys and a champion steeplechaser, riding as jockey to the Queen Mother. The story of Francis is traced from life in the saddle to life as a bestselling novelist. Dick Francis has written forty-one international bestsellers and is widely acclaimed as one of the world’s finest thriller writers. (Amazon)

-Graham LORD, Dick Francis: A Racing Life, [s.l.] : Tima Warner Paperbacks, 2010, 410 p.

For nearly 40 years, from 1962 to 1999, a new Dick Francis horseracing thriller was published every autumn to the delight of millions of fans all over the world. His books sold 60 million copies in 34 languages, won several awards and were praised lavishly by admirers as varied as Sir Kingsley Amis, Philip Larkin and the Queen Mother. So how did Francis do it, this legendary ex-champion jockey who hated school and left at 15 without any qualifications yet whose books shot straight to the top of the bestseller list each Christmas? He did it with an immense amount of help from his amazing wife, Mary, who died in 2000 and of whom he often said that he wished she would let him put her name as co-author on the covers of the books. Dick and Mary Francis created a spectacularly successful literary partnership, and the story of the Dick Francis books was the story of them both.

Graham Lord knew the Francises for nearly 30 years and in this revealing double biography he tells not only the riveting tale of Dick’s remarkable life – the horsey Welsh childhood, the triumphs as champion jump-jockey, the 1956 Grand National tragedy when he so nearly won the race on the Queen Mother’s horse Devon Loch – but also the intriguing secret story of Dick’s astonishing wife. Mary and Dick fell in love at first sight, at a cousin’s wedding, and for more than 50 years were inseparable, creating not only a triumphant working partnership but also an idyllically close marriage, with two sons, that was the envy of all who knew them.

Graham Lord’s warm, affectionate, yet sharp and perceptive biography of Dick and Mary Francis is romantic, inspiring and deeply moving – and one of the great love stories of our time. (Amazon)

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