PLUVINEL Antoine (de) [1555-1620]

Formé en Italie par Pignatel pendant une dizaine d’années, il a ensuite servi comme premier écuyer le Duc d’Anjou (futur Henri III) qui résida en Pologne puis en France. En 1594, il fonde son Académie d’équitation à proximité des écuries royales parisiennes.

Son œuvre a été éditée à titre posthume par deux fois : la première édition ne présentant pas un texte de qualité, la seconde avec un texte révisé par René de Menou Charnizay, élève de Pluvinel. L’écrit prend la forme d’un dialogue entre Louis XIII et Pluvinel, ce dernier devant instruire le jeune roi qui a (bien sûr) des dispositions exceptionnelles pour l’équitation. On note la présence de deux autres personnes : Monsieur le Grand et Monsieur de Termes (pour la posture de l’homme de cheval).

 

Le Maneige royal où l’on peut remarquer le défaut et la perfection du chevalier en tous les exercices de cet art digne des princes, fait et pratiqué en l’instruction du Roy, Paris : G. le Noir, 1623, [170 p.]. Édité par le dessinateur Crispin de Pas.

 

L’Instruction du roy en l’exercice de monter à cheval, Paris : P. Rocolet 1625, 207 p. Édité par René de Menou Charnizay. Disponible sur la médiathèque de l’IFCE. Autres éditions disponibles : celle de 1629 à Paris (253 p.) en bilingue français-allemand (?) sur Internet Archive ; celle de 1666 publiée à Amsterdam chez J. Schipper (160 p.) sur Gallica.

Le texte est divisé en trois parties : une première exclusivement à pied, les deuxième et troisième se déroulent en partie à cheval sur le Bonite (célèbre monture dressée par Pluvinel).

Thèmes abordés dans la première partie [les grandes idées sur le cavalier et sa monture] : l’équitation comme exercice physique et mental, les habits du cavalier, la définition de l’homme de cheval, la posture du cavalier, l’importance d’enseigner à l’homme avant le cheval, la manière d’apprendre du cheval (récompense > châtiment, capacité de réflexion, implication de certaines morphologies), l’histoire de le Bonite, le choix des chevaux, la raison des chevaux ‘gauchers’, l’éducation à la main puis aux talons, le travail par les voltes, aux piliers et les airs.

dans la deuxième partie [les moyens de dressage et la technique des aides] : le montoir, la posture, la pratique des exercices, la progressivité dans l’enseignement du cheval, promotion de la patience plutôt que de la force, les problèmes posés par le tourner, etc.

dans la troisième partie [airs et pratiques équestres] : définition et méthode de dressage pour les airs, l’importance des voltes et des piliers, principes et règles des courses de bagues, des affrontements à la lance, de la Quintaine et du combat à l’épée, réflexion sur les embouchures, l’instruction de la noblesse et les académies.

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