Le Plaisir de dresser les chevaux | Mottin de La Balme

« Cette leçon bien donnée, on s’apercevra d’abord comme l’animal en peu de temps est devenu plus adroit, plus léger, plus sensible aux aides, conséquemment plus agréable. De-là, le plaisir que l’on prend à dresser les chevaux, qui vient de voir fructifier ses soins & de l’espèce de conservation qu’on a avec eux en les exerçant, par le moyen des signes qui leur font connoître nos volontés ; des découvertes que l’on fait sur la diversité des caractères, sur leur mémoire, sur ce qui les occupe en tel ou tel instant, sur l’effet que produisent les récompenses ou les châtiments rendus par tels ou tels mouvements ; enfin, du triomphe qu’il y a à diriger, vaincre & soumettre à la plus exacte obéissance , un animal dont la force, le brillant & la fierté en imposent tant à ceux qui ne le connaissent point, & qui n’ont pas l’adresse ou puissance de le réduire. »

Mottin de La Balme, Essais sur l’équitation ou Principes raisonnés sur l’Art de monter et de dresser les chevaux, Paris/ Amsterdam : Jombert ; Ruault, 1773, pp. 101-102.

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