Vie académique au XVIIe | Guillotel

Quel était la journée type d’un élève dans une académie équestre du XVIIe ? Gérard Guillotel – ancien spahi, cavalier de concours et étalonnier – nous renseigne :

En voici les grandes lignes : lever des élèves à 5h30 en été (6h30 en hiver) suivi de l’audition de la Messe, des exercices de manège, de bague ; dîner à midi ; l’après-midi est consacré successivement aux armes, à la voltige, à la danse, aux mathématiques, aux exercices du mousquet et de la pique ; le souper à 7 heures, suivi d’une récréation dans la salle commune, la prière et le coucher. À noter que les jeux de hasard et les duels étaient strictement prohibés.

Chaque élève montait  deux à trois chevaux par jour, les travaillant au manège, en carrière, en voltige (sur le cheval en bois ou un cheval tenu à la longe). Venaient ensuite les courses de bagues, de têtes, le lancer au javelot contre la tête de Méduse, la charge à la lance sur le Faquin. Tous ces exercices sont encore visibles de nos jours, lors de la partie équestre du Carrousel annuel de l’École de l’Arme Blindée et Cavalerie à Saumur.

Gérard GUILLOTEL, « Essai de reviviscence de l’écuyer François Robichon de la Guérinière et de ses proches », in Patrice Franchet d’Espèrey (dir.), François Robichon de la Guérinière : écuyer du roi et d’aujourd’hui, actes du colloque du 14 juillet 2000 à l’ENE, Paris : Belin, 2005, p. 18.

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