OLIVEIRA Nuno [1925-1989]

Écuyer portugais considéré comme le grand maître équestre du XXe s., il a débuté sa formation avec son cousin Joaquim Miranda, un ancien écuyer du manège royal. Son équitation savante et artistique – au sens où celui-ci la considère comme un art – rejette le technicisme au profit de l’instinctif, de l’écoute sensible (qui n’empêche nullement la technique). Opposé à l’équitation de compétition qu’il conçoit comme germanique, il valorise son équitation ‘d’expression latine’. Il eut notamment pour élèves : Michel Henriquet, Jean-Louis Sauvat, Dom Diogo de Bragance, Bettina Drumond.

 

Haute école [Alta Escola], 1963, publié à titre d’auteur. Réed en 1966 par Allen (Angleterre).

Album contenant une quarantaine de photographies de chevaux montés par Nuno Oliveira dans différents airs d’école.

Nuno Oliveira. Réflexions sur l’art équestre, Paris : Crépin-Leblond, 1965, 96 p. Traduit du portugais par René Bacharach. Rééd. : 1969, 1981, 1996.

Compilation de différents articles d’Oliveira publiés auparavant dans le journal Vida Rural. Les thèmes des articles sont divers : la position du cavalier, le tact, la douceur, la mémoire des chevaux, les pirouettes, etc.

Notes sur l’enseignement de Nuno Oliveira, Paris : Crépin-Leblond, 1979, 75 p. Recueillies par Antoine de Coux et adaptées par Jeanne Boisseau. Rééd. en 1981, 1996.

Compilation de courts textes et phrases entendus pas les élèves d’Oliveira au cours des leçons.

Souvenirs d’un écuyer portugais [Memórias e trabalhos de meio-século dum cavaleiro português], Paris : Crépin-Leblond, 1982, 78 p. Adapté par Jeanne Boisseau.

Texte autobiographique qui revient sur sa jeunesse, ses élèves et autres instants équestres.

Principes classiques de l’art de dresser les chevaux, Paris : Crépin-Leblond, 1983, 111 p. Rééd. en 1995.

Texte rédigé directement en français par Oliveira, celui-ci présente une série de réflexions sur la pratique équestre contemporaine, l’enseignement et la quête du cavalier ; on y trouve également des textes sur différents exercices de haute école.

Propos d’un vieil écuyer aux jeunes écuyers, Paris : Crépin-Leblond, 1986. Rééd : 1996, 2001.

Ouvrage rassemblant des textes sur des points précis et précieux de la pratique équestre (aides du cavalier, bouche du cheval, travail à pied/ aux piliers/ aux longues rênes, leçon des attaques…)

Les Chevaux et leurs cavaliers, Paris : Crépin-Leblond, 1987, 107 p.

Livre consacré au choix et au débourrage du jeune cheval.

Posthume :

Propos sur des croquis équestres, Paris : Belin, 1990, 108 p. Illustrations de Jean-Louis Sauvat.

Ensemble de courts textes sur des allures et figures équestres.

L’Art équestre, Paris : Crépin-Leblond, 1991, 536 p.

[contenu inconnu ; possiblement une première compilation de ses différentes oeuvres]

Jeunes chevaux, jeunes cavaliers, Strasbourg : Édito, 1996, 111 p.

[contenu inconnu]

Œuvres complètes, Paris : Belin, 2008, 285 p.

À noter : l’ensemble des écrits précédents (à l’exception des deux ouvrages précédents) ont été republiés dans ses Œuvres complètes chez Belin en 2008. S’y trouve également des écrits plus personnels sur sa vie : AmalgameÉlucubrationsSouhaits et souvenirs ; et le texte d’une conférence donnée à Mafra en 1981.

 

Sur l’auteur

-Jeanne BOISSEAU, Les rencontres extraordinaires d’une cavalière ordinaire : Paul de Lonchamp, René Bacharach, colonel Lagarde, George Morris, Alexis Gruss senior, général Pierre Durand, Nuno Oliveira, La Roche-Rigault : PSR, 2010, 121 p.

De Paul Poursin de Lonchamp à Bettina Drummond, du colonel Brau à Alexis Gruss senior, du général Durand à Nuno Oliveira, il est des rencontres qui marquent la vie d’une cavalière. Elle nous livre quelques portraits dressés depuis ses débuts dans un manège parisien et ses galops à Maisons-Laffitte, de Saumur au Portugal.

-Antoine de COUX, Paroles du maître Nuno Oliveira, Paris : Belin, 2007, 156 p.

Antoine De Coux, qui fut magistrat au Congo Belge, est sans aucun doute un des plus fidèles élèves du maître Oliveira, ainsi qu’un de ses amis les plus intimes. De 1966, quand ils se rencontrent tous les deux et se lient d’amitié, à 1989, année du décès du maître, Antoine De Coux va participer aux deux mois de stages que Nuno Oliveira donne chaque année en Belgique.
Il va monter, car il est un fin écuyer, mais aussi assister à tous les cours ; et pour mieux suivre les leçons, il prend des notes sur des cahiers d’écolier qu’il tient sur ses genoux. En fin de compte, Antoine De Coux va noircir plus d’une quarantaine de cahiers, d’une écriture appliquée, serrée, et fidèle aux enseignements et remarques qu’il entendra.
Quand Nuno Oliveira décède, il décide d’entamer un grand travail de mise en ordre de cette «mémoire du vécu », pour permettre à tous les cavaliers d’en profiter. Car le maître avait un talent didactique exceptionnel, et n’hésitait pas à redire les mêmes choses avec mille tournures différentes afin de s’adapter à la compréhension de ses élèves, qu’il s’agisse de la basse ou de la haute école. Antoine De Coux décèdera avant la fin de son travail, mais Madame Laurenty, qui suivait aussi les stages, reprendra le flambeau.
C’est le fruit d’un travail colossal que vous trouverez dans cet ouvrage. Ordonné, classé, ponctué pour être fidèle à la pensée du maître tout en étant utile au lecteur, l’ensemble de ces « paroles » recueillies par Antoine De Coux forme maintenant un ensemble aussi riche que cohérent, d’un apport exceptionnel, qui prolonge l’enseignement de Nuno Oliveira de façon extraordinairement vivante.

-Laurent DESPREZ, Nuno Oliveira : L’écuyer du XXe siècle / 20 ans après [DVD], Le Mans : 24 images [éd., distrib.], 2009, 1 h 58 min. Rééd. en 2014.

Deux films : 1) L’Ecuyer du XXème siècle : Disparu en 1989, Nuno Oliveira fut l’un des plus grands maîtres de l’histoire de l’équitation. Le film dresse le portrait d’un écuyer de légende passionné d’opéra pour qui l’équitation était avant tout un art. Ce film a obtenu le Prix du meilleur documentaire au Festival International EPONA 2007. 2) Nuno Oliveira, 20 ans après : Illustré de nombreuses images inédites du maître portugais, le film montre, 20 ans après sa mort, la pérennité de son enseignement inspiré de l’Ecole française de légèreté. Avec la participation de quatre des meilleurs élèves de Nuno Oliveira

-Stéphanie GRANT MILLHAM, Notes et Entretiens avec le Maitre Nuno Oliveira [The Legacy of Master Nuno Oliveira], Paris : Belin, coll. équitation, 2015, 150 p.

Élève du maître Nuno Oliveira pendant de nombreuses années, malgré un important handicap physique, Stephanie Grant Millham rassemble, dans cet ouvrage, les entretiens, notes et réflexions qu’elle a collectés au fil du temps. L’ensemble est illustré de nombreuses photos, dont plusieurs inédites.
Ce livre est un véritable hommage émanant tant de l’auteur que de cavaliers internationaux de renom (Michel Henriquet et Jean-Claude Racinet, notamment), et ces pages constituent également une étude sur l’équitation de ce grand homme. Nuno Oliveira occupe, en effet, une place unique dans l’histoire de l’équitation. « Par la fusion qu’il a su opérer entre l’équitation classique des anciens maîtres et son interprétation intelligente des principes novateurs de François Baucher, il a amené l’équitation vers une vision de la légèreté, de la souplesse et du brillant encore jamais explorée. Son héritage a aujourd’hui traversé trois générations. Aucun autre maître n’a su aussi bien que lui saisir l’art et la poésie, le cœur et l’âme, du dressage classique » s’ébahit encore Stephanie.

-Michel HENRIQUET, 30 ans de notes et de correspondances avec Maître Nuno Oliveira, [s.l.] : Cavalcade, coll. Les intemporels,‎ 2002, 220 p.

J’ai intercalé entre ces lettres, l’essentiel des notes que je n’ai cessé de prendre au fil des années. Elles sont, tantôt le film résumé de ce que je viens de voir dans le manège, tantôt je relève précieusement quelques conseils et réflexions qui ont valeur de préceptes, enfin je note les critiques et remarques que le Maître m’a adressées au cours d’une séance de travail. je crois que cette somme d’éléments didactiques rappellera à tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui, l’essentiel de sa philosophie, dans sa forme la plus directe, et pour tous ceux qui hélas, n’auront pas connu ce bonheur, elle ajoutera à la découverte qu’ils peuvent faire par la lecture de son oeuvre.

-Carlos PEREIRA, « Un aspect de l’excès : La Caricature de l’écuyer dans les écrits de Nuno Oliveira », Débordements : études sur l’excès, Paris : Presses Sorbonne Nouvelle,‎ 2006, pp. 75-90. Disponible en ligne sur Cavalgador.

L’un des grands écuyers portugais de la fin du XXème siècle, a laissé une œuvre écrite significative : un traité d’équitation, des mémoires, des correspondances, des conférences…Au plan psychologique, le « mestre » apparaît comme un homme au tempérament excessif. Au plan philosophique et littéraire, le lecteur peut aisément identifier dans l’ensemble de ses écrits une pensée dualiste voire manichéiste et donnant naissance aussi à un langage excessif. Oliveira n’hésite pas en effet à employer la rhétorique de la caricature pour démolir les théories équestres de ses adversaires.

-Eleanor RUSSEL, L’Enseignement de Nuno Oliveira [The truth in the teaching of Nuno Oliveira], Paris : Belin, coll. équitation, 2015, 112 p. Trad. de l’anglais par Anne Perfumo.

Dans cet ouvrage, Eleanor Russell nous offre dix ans de notes de travail auprès de Nuno Oliveira. L’enseignement est pratique et concret. Il illustre la vie au manège et ces expressions dont le maître avait le secret pour faire comprendre toute chose, tout mouvement, y compris les plus compliqués. De nombreuses photos accompagnent les textes, dont beaucoup n’avaient jamais été publiées. Présentation des auteurs Eleanor Russell est une cavalière de dressage reconnue, juge de la FEI. Pendant dix ans, elle a été une des fidèles étudiantes australienne du maître Nuno Oliveira. Elle s’est régulièrement rendue chez lui, au Portugal, notamment avec son étalon français Victorieux. Durant toute cette période, elle a photographié le maître et a consciencieusement noté son enseignement.

-Marion SCALI, Nuno Oliveira, Paris : Belin, coll. Les Grands maîtres expliqués,‎ 2005, 319 p. Illustrations de Jean-Louis Sauvat.

Nuno Oliveira (1925-1989) est sans doute le plus brillant des écuyers du XXe siècle. Auteur de nombreux ouvrages qui livrent mille petits secrets et mille conseils essentiels pour pratiquer une équitation subtile, il s’est toujours refusé à rédiger une méthode, jugeant que chaque cheval demandait une pratique spécifique. Grand théoricien doublé d’un passeur,  » le maître  » comme l’appellent ses nombreux, élèves répartis dans le monde entier, consacra sa vie au dressage des chevaux, andalous et autres, et à l’enseignement, aussi bien chez lui, au Portugal, que dans tous les pays où il anima des stages, en Europe, Amérique, Asie. L’équitation de l’écuyer portugais, c’est  » l’équilibre et la légèreté par l’impulsion dans la cadence « , écrira Michel Henriquet, son disciple français, qui contribua à faire connaître Oliveira, et à promouvoir ce cheval lusitanien que le maître sut si bien sublimer. Nuno Oliveira considérait l’équitation comme un art plus que comme un sport, et c’est en artiste qu’il façonnait chaque cheval comme un sculpteur crée son œuvre. Tous ceux qui l’ont connu assurent qu’un cheval changeait d’apparence dès qu’il se mettait en seller Il tirait de chacun le meilleur, assurant qu’une fois la technique acquise, c’est avec son cœur qu’il fallait monter à cheval.

 

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