Parution | Équitation éthologique, équitation éthique

Favre publie dans sa collection équestre Caracole et sous la direction du généticien et essayiste Axel Khan, un ouvrage interrogeant la dimension éthique de la pratique équestre

Ont participé à ce livre : Philippe Audigé, , J.-M. Bonneau, Denis Brohier, Francis Desbrosse, Jean-Pierre Digard, Jean-Luc Force, Caroline Godin, Jean-Louis Gouraud, Guillaume Henry, Olivier Klein, Serge Lecomte, Claire Neveux, Michael Pitiot, Hélène Roche, Patrick Teisserenc, Alain Vasselle, Anja Zollinger

Résumé

Le rapport entre l’homme et l’animal a beaucoup varié dans l’histoire et selon les civilisations. Le début de la domestication des bêtes sauvages au néolithique a bien entendu constitué une première rupture. Auparavant, l’homme se préserve des fauves et chasse des proies, élément d’un monde de nature auquel il appartient et dont la dimension symbolique est illustrée par les grottes ornées du paléolithique.  L’éleveur peut lui établir de nouveaux contacts avec l’animal familier, un bien mais aussi, parfois, un ami.  Toutes ces données s’illustrent dans les relations entre les cavaliers et autres professionnels d’une part, les chevaux d’autre part.

Cet animal, d’abord le moyen des conquêtes et le partenaire des batailles, un indispensable auxiliaire de l’agriculture ensuite, le compagnon prisé des loisirs et l’athlète sportif de nos jours, a été intégré peu à peu à une geste héroïque où, aux côtés des humains, il occupe une place qu’aucune autre bête ne peut lui contester. N’est-il d’ailleurs pas le seul quadrupède à disposer de jambes et non de pattes, d’un nez et non d’un museau? Ce statut justifie, s’il en était besoin, qu’on se penche sur ce que signifie, le concernant, prendre en compte au maximum le bien-être du cheval. La première exigence est d’en connaître la nature, objet de l’éthologie, de savoir repérer les manifestations de stress, de souffrance, de mal-être du cheval, les signes à l’inverse de son bien-être. Tous les familiers du cheval le savent plus ou moins, encore faut-il qu’ils admettent leurs limites, qu’ils cherchent à se perfectionner, acceptent les conseils, les enseignements des vétérinaires, éthologues et autres intervenant du monde équestre.

« Respecter la nature du cheval », c’est certes assurer au mieux ses besoins en nourriture, en eau fraîche et claire, soigner ses maux, lui permettre de se reposer sur une litière sèche et propre. Cela n’est pourtant pas suffisant. Comme tout animal, à différents niveaux, le cheval, espèce sociale, a besoin pour s’épanouir de contacts avec ses congénères et d’une liberté qui, si elle n’est pas comme chez nous de l’ordre du projet, renvoie à ce que nous appelons « la fantaisie » : se rouler dans l’herbe, faire des ruades de gaieté, des cabrioles, partir queue en panache dans de folle cavalcade d’un bout à l’autre du pré, et autres manifestations qu’observe attendri tout amoureux des équidés.

Alex Khan (dir.), Équitation éthologique équitation éthique, Lausanne : Favre, coll. caracole, 2017, 157 p., 17 €

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