BOISSEUIL Léa (de) [XXI]

Doctorante à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Elle s’est préalablement intéressée aux pratiques de loisirs qui lient les êtres humains et les animaux (chasse, traîneau, équitation). Son sujet de thèse porte sur les pratiques équestres en forêt de Fontainebleau.

 

Des hommes, des chevaux, une forêt : étude territoriale et qualitative des pratiques équestres en forêt de Fontainebleau, thèse d’anthropologie sociale et d’ethnologie [en cours depuis 2013] sous la direction de Catherine Tourre-Malen et de Philippe Descola à l’EHESS (Paris).

Le projet consiste en une ethnographie du massif forestier de Fontainebleau, haut lieu de culture équestre francilien. Dans quelle mesure l’étude des relations et des interactions entre des hommes, des animaux domestiques et un environnement naturel peut nous permettre d’évaluer et de comprendre les spécificités culturelles, sociales, économiques et écologiques d’un territoire ? Pour explorer cette problématique, nous portons attention aux formes singulières d’interactions (techniques, idéelles et sensorielles) entre cavaliers, chevaux et environnement naturel dans chacune des différentes communautés équestres du territoire bellifontain : brigade montée, équipages de vènerie, Centre Sportif d’Équitation Militaire, hippodrome de la Solle, haras privés, centres équestres, club de randonnées équestres, etc.

-« Chevaux travaillés et chevaux qui travaillent : réflexions sur la notion de travail dans l’univers équestre », In Situ, n° 27, 2015. Disponible sur Revues.

En revenant sur l’histoire du mot travail dans la langue française, cette contribution propose une appréciation élargie des relations de travail entre hommes et chevaux, relations qui ne peuvent se réduire aux seules activités productives et laborieuses. Les activités équestres déploient au contraire une variété de relations qui d’une manière ou d’une autre visent l’élaboration et le perfectionnement, deux aspects fondamentaux du travail. Le statut essentiellement historique et social de cette notion donne au patrimoine du « cheval au travail » son caractère profondément culturel et identitaire.

-« À cheval sur la main : techniques et langage des mains dans l’univers équestre », Ethnographiques, n° 31, 2015. Disponible sur Ethnographiques.org.

L’univers technique et culturel de la pratique de l’équitation en France déploie tout un ensemble de connaissances et de compétences, légitimes et conventionnelles, qui permettent aux cavaliers d’élever, d’entretenir et d’utiliser les chevaux dans le respect des normes propres au monde équestre. Or qu’ils s’agissent d’exécuter des actions quotidiennes d’entretien de l’animal et de son milieu de vie, de monter à cheval, ou de raisonner sur l’art et la manière d’obtenir de lui les prouesses espérées, les activités auxquelles s’adonnent les cavaliers mettent en jeu des compétences et des connaissances qui mobilisent les mains. En explorant ainsi les savoirs et savoir-faire incarnés dans les mains des cavaliers on décèle les éléments, aussi bien corporels qu’intellectuels, qui construisent de manière manifeste et discrète l’identité équestre.

 

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