Gentlemen-riders | Kafka

Seconde réflexion de Kafka sur le monde équestre et plus particulièrement celui des courses hippiques.

Ce récit écrit à l’époque où Kafka prend des leçons d’équitation (1909/1910) évoque les dangers de la réussite.

Rien, quand on y réfléchit, ne peut inciter à vouloir être le premier dans une course de chevaux.

La gloire d’être reconnu comme le premier cavalier du pays donne, au moment où l’orchestre entonne sa fanfare, bien trop de joie pour qu’on puisse éviter le repentir dès le lendemain matin.

La jalousie des concurrents, gens perfides et non sans influence, ne peut manquer de nous blesser dès que nous franchissons à cheval l’étroit paddock ; après ces vates espaces, bientôt vides devant nous, à l’exception de quelques cavaliers tassés sur leurs montures, qu’on devinait minuscules au bord de l’horizon.

[…]

« Propos à la réflexion des gentlemenn-riders » [Zum Nachdenken für Herrenreiter, 1910] (extrait de Regards) [1912] in La Métamorphose et autres récits, Paris : Gallimard, coll. folio classique, 1995, p. 53. Traduit de l’Allemand par Claude David.

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