Peau-Rouge | Kafka

De Kafka on connaît surtout La Métamorphose, Le Procès & Le Château ; et si on découvrait Regard ? Un autre de ses écrits composé d’une succession de courts textes dont deux évoquent l’univers équestre. En voici un premier, entre fantasme et jeux d’enfants :

Si l’on pouvait être un Peau-Rouge, toujours paré, et, sur son cheval fougueux, dressé sur les pattes de derrière, sans cesse vibrer sur le sol vibrant, jusqu’à ce qu’on quitte les éperons, car il n’y avait pas d’éperons, jusqu’à ce qu’on jette les rênes, car il n’y avait pas de rênes, et qu’on voie le terrain devant soi comme une lande tondue, déjà sans encolure et sans tête de cheval.

Franz KAFKA, « Si l’on pouvait être un Peau-Rouge » (extrait de Regards) [1912] in La Métamorphose et autres récits, Paris : Gallimard, coll. folio classique, 1995, pp. 54-55. Traduit de l’Allemand par Claude David.

 

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