Une forme de centaure

« L’équitation lie deux êtres bien différents dans un mouvement commun, dans une quête d’harmonie qui les transforme en une forme de centaure. Cette fusion tend à gommer les différences existant entre l’homme et l’animal, et la tentation est forte pour le cavalier de voir dans sa monture un autre lui-même, soumis finalement aux mêmes impératifs. Et pourtant, l’espèce équine s’est développée dans un contexte zoologique très spécifique, marqué par une spécialisation dans les activités locomotrices, ces mêmes aptitudes que nous recherchons tant, cette efficacité étant contrebalancée par des contraintes remarquables. »

 

Christophe Degueurce, « Le cheval, un animal contraint », In Situ : Le Cheval & ses patrimoines (1ère partie), n°18, 2012. Disponible sur Revues.

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