Réf. Femmes & chevaux

Écrits interrogeant la place des femmes dans le monde équestre et la féminisation de l’équitation

[MàJ du 11/03/17]

 

CLOSSON Monique, « La Femme et le cheval du XIIe au XVIe siècles », in Centre Universitaire d’Études et de Recherches Médiévales d’Aix, Le Cheval dans le monde médiéval, Aix-en-Provence : Publications de CUERMA, 1992, pp.61-89. Disponible sur Cairn.

Le Moyen-Age est l’âge d’or du cheval ; les chansons de Geste, les chroniques et les romans courtois résonnent des prouesses des chevaliers ; dès leur plus jeune âge, ils apprennent à monter à cheval. Et leurs femmes et leurs sœurs ? On ne parle guère de leurs exploits, et encore moins de ceux des femmes des classes inférieures.

FONTANINI Christine, « Presse et livres de jeunesse pour filles et adolescentes, pratique de l’équitation : un lien avec la féminisation du métier de vétérinaire ? », in Sandrine Croity-Belz, Yves Prêteur, Véronique Rouyer (dirs.), Genre et socialisation de l’enfance à l’âge adulte, [s.l.] : Eres, 2010, pp. 73-84.

GOURAUD Jean-Louis (dir.), ‘Eros & Hippos’, Internationale de l’imaginaire, n° 14, Arles : Actes Sud, coll. Babel, 2001, 154 p. Et plus particulièrement : Catherine Tourre-Malen « Comment l’équitation vient aux femmes » ; Maria Franchini « Comment la femme vient au cheval », « Jeanne d’Arc, reine de Naples et des écuries » ; Gonzague d’Été « Équitation féminine et progrès social » ; Dominique Bourlet « Le Hussard et la jeune fille ».

  • Le Cheval est une femme comme une autre, [s.l.] : Pauvert, 2001, 451 p.

Depuis quinze ans il collectionne les témoignages de ceux qui, comme lui, s’interrogent: « le cheval est-il une femme comme les autres ? »De la Bible à nos jours, d’Aristote à Apollinaire, des poètes et des prophètes, des cavaliers et des piétons ont établi des comparaisons, osé des amalgames, fait des constatations qui constituent la présente anthologie. Les deux cents textes, de cent cinquante auteurs, réunis ici par Jean-Louis Gouraud le prouvent : « féminin » par son aspect (croupe, crinière) ou par son tempérament (imprévisible), le cheval est aussi symbole de force, de fougue amoureuse, de virilité. Il est à la fois celui qu’on monte et celui qui monte. Bref, l’animal le plus sexué de la création, et, par excellence, l’animal de l’amour.

  • Femmes de cheval : Dix mille ans de relations amoureuses, Lausanne : Favre, 2004, 348 p.

Assemblages parfois très audacieux de plusieurs centaines de reproduction, cette imagerie puise sans restriction dans toutes les formes d’expression – peinture, sculpture, photo, bande dessinée -, toutes les époques et toutes les cultures. On y trouve, côte à côte, Botticelli et Toscani, Pablo Picasso et Guido Crepax. On y croise Jeanne d’Arc et lady Godiva, Penthésilée et Brigitte Bardot. Ces rencontres insolites permettent de mieux comprendre que l’étonnante communauté de destin entre la femme et le cheval ait forgé entre eux des relations privilégiées, pour ne pas dire particulières, qui trouvent leur éclosion de nos jours, où la féminisation du monde équestre est telle qu’aujourd’hui deux cavaliers sur trois sont… des cavalières.  » La femme est l’avenir du cheval  » n’hésite pas à en conclure Jean-Louis Gouraud qui, pour préfacer son livre, a fait appel à une demi-douzaine de ces femmes de cheval. Parmi lesquelles on trouve Madeleine Chapsal, Andrée Chedid, Karine Lou Matignon, Lorette Nobécourt et quelques autres écrivaines ou écuyères célèbres et inattendues.

 

HOUBRE Gabrielle, « L’Âge des amazones » in Michelle Hecquet, L’Éducation des filles au temps de George Sand, Arras : Artois Presse Université, 1998, pp. 87-95.

Publications des Actes du colloque international qui s’est tenu à La Châtre du 8 au 11 juin 1995.

LAGIER Rosine, La Femme et le cheval : des siècles d’histoire, [s.l.] : Charles Hérissey, 2009, 224 p.

Ce livre dresse un tableau de toutes les activités équestres pratiquées par la gent féminine depuis l’antiquité jusqu’à nos jours : promenade, guerre, chasse, les courses, le cirque, le concours hippique, les calèches, les raids, les exploratrices, les toreros… Panorama complet relevant autant de la connaissance de l’art équestre que de l’histoire. Très riches d’illustrations, tableaux, gravures, photos anciennes, affiches…

LEMANCQ FannyLes Carrières équestres de compétition des cavalières et des cavaliers : l’exemple du concours de saut d’obstacles, Thèse de doctorat en Sociologie sous la direction de Vérène Chevalier et de Catherine Marry. Soutenue en 2008 à Paris, EHESS. http://www.theses.fr/2008EHES0024

Bien que la Fédération Française d’Equitation se positionne parmi les fédérations sportives les plus féminisées, que l’équitation soit l’un des rares sports mixtes et que les femmes -surtout les jeunes filles soient largement représentées parmi les pratiquants et les compétiteurs dans les premiers niveaux, peu de cavalières accèdent aux meilleures catégories de compétition. Connaître une carrière sportive prestigieuse apparaît ainsi comme un destin improbable pour les cavalières, particulièrement dans la discipline du concours de saut d’obstacles. Ce travail s’attache à analyser la construction des carrières équestres de compétition en les inscrivant dans le monde des sports équestres et le monde du travail qui lui est associé, et à comparer celles des hommes et des femmes afin de comprendre comment s’opère la « disparition» des cavalières au fur et à mesure de l’élévation du niveau de compétition. […]

  • « Des carrières semées d’obstacles : l’exemple des cavalier-e-s de haut niveau », Sociétés contemporaines, n° 66, vol. 2, 2007, pp. 127-150. Disponible en ligne sur Cairn (gratuit).

Cet article s’intéresse aux différences entre les carrières masculines et féminines de compétition, dans les sports équestres, et plus particulièrement dans la discipline du saut d’obstacles. Bien que les compétitions y soient réglementairement mixtes, les cavalières n’accèdent que rarement au plus haut niveau. A partir de deux enquêtes biographiques réalisées auprès de compétiteurs et compétitrices des différents niveaux, nous analysons ici la construction de ces carrières en les inscrivant dans le marché singulier et concurrentiel des sports équestres, caractérisé par un flou des frontières entre compétiteurs amateurs et travailleurs des sports équestres. Dans ce contexte, les compétiteurs amateurs, et particulièrement les compétitrices, sont confrontés à des obstacles pouvant limiter leur accès au plus haut-niveau.

  • « Accéder au haut niveau en Concours de Saut d’Obstacles un destin improbable pour les cavalières ? », Equ’Idées, n° printemps, 2009, pp. 30-32.

 

NAULEAU Sophie, La plus noble conquête du cheval, c’est la femme : Une anthologie de la littérature équestre féminine, Monaco : Rocher, coll. Cheval/ chevaux, 2007, 251 p.

Compilation de textes écrits par des femmes de toutes les époques et se rapportant au monde équestre. Les textes sont classés par thématiques : cheval de bois & cheval de bataille ; séparations, chutes & chevaux disparus ; chevaucher tant et tant ; cheval d’enfance et de contes de fées ; monter à cheval et apprendre à vivre ; vivre d’amour et de cheval ; l’animal de tous les dangers ; cheval de course ou de chasse à courre ; sa majesté cheval. Une pépite pour (re)découvrir les écrits de Jane Austen, Marguerite Yourcenar, Marie Bonaparte, Colette, Jeanne d’arc et bien d’autres encore.

NELSON Hilda, « L’Amazone et l’écuyère au XIXe siècle », in Daniel Roche (dir.), De Pégase à Jappeloup : Cheval & Société, Montbrison : Festival d’histoire de la ville de Montbrison, 1994, pp. 101-113.

TOURRE-MALEN Catherine, Femmes à cheval : La féminisation des sports et des loisirs équestres : une avancée ? , Paris : Belin, 2006, 300 p.

Le monde du cheval était, par tradition, masculin. Aujourd’hui, les femmes représentent les trois quarts des licenciés de la Fédération française d’équitation. L’étude de cette féminisation en aborde les aspects quantitatifs et qualitatifs, appréhendant ce phénomène comme l’indice de transformations profondes mais également comme un processus engendrant lui-même des transformations. Elle s’attache à une triple inscription thématique : les études sur les femmes, la sociologie du sport et l’anthropologie de la domestication animale. Amorcée à la fin du XIXe siècle, la féminisation des sports et des loisirs équestres débute par une révolution culturelle : le passage de la monte en amazone à la monte à califourchon. Bien que majoritaires de nos jours, les femmes ne sont pas présentes de façon homogène dans tous les domaines des activités équestres. […]

  • « Des Amazones aux amazones. Équitation et statut féminin », Techniques & Culture, n°43-44, 2004. Disponible sur Revues.

Le mythe grec des Amazones nourrit les représentations de la femme à cheval et celles du matriarcat. Ces cavalières d’excellence vivent entre femmes et mènent la guerre au genre masculin. À l’inverse, la figure des amazones de l’Occident moderne est la manifestation d’une mise en position d’infériorité et d’une ségrégation des sexes. La technique de la « monte en amazone », qui met les femmes en équilibre précaire, est justifiée par les croyances liées à la nature féminine et à l’ordre social. La distinction entre hommes et femmes impose et résulte d’un « dressage » du corps féminin, intériorisé par les femmes elles-mêmes, au point qu’elles contribuent à le pérenniser. Le passage, dans les années 1930, de la monte en amazone à la monte à califourchon peut être interprété comme une avancée dans la voie de la désaliénation des femmes.

  • « L’Art des écuyères de haute école au XIXe  siècle Transgression ou reproduction des stéréotypes de genre ? », Ethnologie française, n°161, 2016,  pp. 59-70. Disponible sur Cairn.

Sur les pistes de cirque, les écuyères furent libres de faire comme les hommes, de leur emprunter leur répertoire (l’équitation académique). L’article montre que cet emprunt pouvait s’opérer sans que la frontière entre le masculin et le féminin ne se brouillât. Elles respectèrent, en majorité, les stéréotypes genrés en vigueur au niveau technique (monte en amazone) et vestimentaire, même si la mode des écuyères travesties en hommes connut une certaine vogue. Les stéréotypes féminins furent également à l’œuvre dans la réception du public. L’art des écuyères manifeste ainsi à la fois une transgression genrée à travers ce qu’elles montraient et une reproduction des stéréotypes féminins à travers ce que le public voyait d’elles, imaginait d’elles, projetait sur elles.

-> Liste complète de ses articles sur la femme dans le milieu équestre : voir sa fiche

WEIL Kari, « Purebreds and Amazons: Saying Things with Horses in Nineteenth-Century France », Differences :  A Journal of Feminist Cultural Studies, n°11.1, 1999, 37 p. Disponible sur Academia.

 

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