Une condition de Centaure

Lorsque vieillissant, l’empereur romain Hadrien prend la parole dans une lettre destinée à Marc Aurèle : il revient sur son bonheur équestre passé

« Le renoncement au cheval est un sacrifice plus pénible encore : un fauve n’est qu’un adversaire, mais un cheval était un ami. Si on m’avait laissé le choix de ma condition, j’eusse opté pour celle de Centaure. »

Marguerite YOURCENAR, Mémoires d’Hadrien [Plon, 1951], chap. « Animula vagula blandula » in Œuvres Complètes, Paris : Gallimard, nrf/ bibliothèque de la Pléiade, 1982, p. 290.

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