LEMANCQ Fanny [XXIe]

Docteure en sociologie, elle est actuellement maîtresse de conférences en STAPS à l’Université de Caen Basse-Normandie (équipe CesamS).

Pour consulter son parcours universitaire complet : http://www.cmh.ens.fr/Le-Mancq-Fanny

 

Écrits universitaires

Les carrières de compétition des cavalières et des cavaliers : différences et similitudes, mémoire de DEA sous la direction de J. Defrance (PU Paris X) / V. Chevalier (MCF Paris XII), 2003.

Les carrières équestres de compétition des cavalières et des cavaliers : l’exemple du concours de saut d’obstacles, Thèse de doctorat en Sociologie Sous la direction de Vérène Chevalier et de Catherine Marry. Soutenue en 2008 à Paris, EHESS. http://www.theses.fr/2008EHES0024

Bien que la Fédération Française d’Equitation se positionne parmi les fédérations sportives les plus féminisées, que l’équitation soit l’un des rares sports mixtes et que les femmes -surtout les jeunes filles soient largement représentées parmi les pratiquants et les compétiteurs dans les premiers niveaux, peu de cavalières accèdent aux meilleures catégories de compétition. Connaître une carrière sportive prestigieuse apparaît ainsi comme un destin improbable pour les cavalières, particulièrement dans la discipline du concours de saut d’obstacles. Ce travail s’attache à analyser la construction des carrières équestres de compétition en les inscrivant dans le monde des sports équestres et le monde du travail qui lui est associé, et à comparer celles des hommes et des femmes afin de comprendre comment s’opère la « disparition» des cavalières au fur et à mesure de l’élévation du niveau de compétition. Les résultats de nos enquêtes qualitatives et quantitatives mettent en évidence le rôle déterminant du statut; du compétiteur (amateur versus travailleur des sports équestres) dans la réalisation d’une carrière sportive remarquable. À ce titre, les cavalières apparaissent confrontées à un double handicap qui limite leur accès au plus haut niveau: en tant que femmes dans un « monde d’hommes », mais aussi en tant qu’amateurs ou travailleuses non reconnues dans un monde sportif atypique où logique sportive et logique professionnelle sont indissociables. Dans ce contexte, encore plus que les cavaliers, les compétitrices sont contraintes de cumuler plusieurs atouts qui leur permettent, si ce n’est d’être reconnues comme compétentes ou expertes, de surmonter les handicaps de genre.

 

Articles

-« Des carrières semées d’obstacles : l’exemple des cavalier-e-s de haut niveau », Sociétés contemporaines, n° 66, vol. 2, 2007, pp. 127-150. Disponible en ligne sur Cairn (gratuit).

Cet article s’intéresse aux différences entre les carrières masculines et féminines de compétition, dans les sports équestres, et plus particulièrement dans la discipline du saut d’obstacles. Bien que les compétitions y soient réglementairement mixtes, les cavalières n’accèdent que rarement au plus haut niveau. A partir de deux enquêtes biographiques réalisées auprès de compétiteurs et compétitrices des différents niveaux, nous analysons ici la construction de ces carrières en les inscrivant dans le marché singulier et concurrentiel des sports équestres, caractérisé par un flou des frontières entre compétiteurs amateurs et travailleurs des sports équestres. Dans ce contexte, les compétiteurs amateurs, et particulièrement les compétitrices, sont confrontés à des obstacles pouvant limiter leur accès au plus haut-niveau.

-« Les apports de la démographie dans la connaissance des populations sportives. Regards croisés sur les licenciés de la FFN et de la FFE. », STAPS, n° 80,vol. 2,  2008.

-« Accéder au haut niveau en Concours de Saut d’Obstacles un destin improbable pour les cavalières ? », Equ’Idées, n° printemps, 2009, pp. 30-32.

-« Sports équestres. », in Attali Mickaël et Saint-Martin Jean (dir), Dictionnaire Culturel du Sport, Paris : Armand Colin, 2010.

– avec Vérène CHEVALIER, « Bénévoles, amateurs et travailleurs : le monde des activités équestres. », in Faure Jean-Michel et Fleuriel Sébastien, Excellences sportives. Economie d’un capital spécifique, Bellecombe-en-Bauges : Editions du Croquant, coll. Champ Social, 2010, pp. 143-179.

– avec Vérène CHEVALIER, « L’invisibilisation du corps des cavaliers. », Sociologie, n° 2, vol. 4, 2013, pp. 183-200. Disponible en ligne sur Cairn (Accès payant pour les non-abonnés)

À partir d’un corpus constitué sur près de vingt ans de recherche, alternant enquêtes par entretiens ou observations et analyses secondaires, l’article propose d’examiner la conversion cavalière des corps, ou plutôt la disparition discrète du corps dans et par l’expérience équestre, et comment cette socialisation cavalière renforce – ou à l’inverse contrarie – certaines dispositions corporelles des catégories sociales attirées par l’équitation. Le corps du cavalier se construit au cours de plusieurs étapes ordonnées en une carrière, et sur plusieurs scènes (à cheval bien entendu mais aussi à pied, dans l’écurie et ses alentours) et repose sur une double exigence : devenir invisible sur le dos du cheval et en même temps devenir insensible aux tâches socialement dévalorisées qui s’imposent à lui lorsqu’il met pied à terre. Ces dernières deviennent acceptables et supportables parce que le corps du cheval devient peu à peu celui du cavalier au fur et à mesure que celui-ci apprend à faire corps avec sa monture. À cheval, l’effacement du corps semble socialement ajusté aux dispositions corporelles des catégories aisées en ce qu’il incarne à la fois un rapport distancié au corps et le contrôle de soi de l’étiquette bourgeoise. À terre en revanche, l’effacement, à travers la pratique constante d’activités « de service », exige l’oubli de sa sensibilité physique et sociale, et contrarie l’attention discrète au corps propre à ces mêmes catégories sociales.

 

Communications

-« Les carrières de compétition des cavalières et des cavaliers. L’exemple du Concours de Saut d’Obstacles », Séminaire d’Equipe PRO – CMH, Paris – ENS Jourdan, 21 janvier 2009.

-« Le cavalier compétiteur de haut niveau : « champion » ou anti-héros ? », 3 ème congrès de l’Association Française de Sociologie, Paris, 14-17 avril 2009.

Avec Vérène CHEVALIER :

-« Travailler dans les mondes du cheval », Sport et Travail, Lille, 10-12 décembre 2007. Disponible en pdf.

-« Cumul des statuts, cumul des usages du corps et santé. Le cas des sports équestres et des courses hippiques », 4 ème Congrès de l’Association Française de Sociologie, Grenoble, 5-8 juillet 2011.

 

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