La réconciliation du centaure

« L’immense privilège du cavalier sur les autres voyageurs est qu’il peut continuer à voyager à cheval même en étant immobile. Il cherchera alors dans son propre lieu la légèreté de la haute école, qui est peut-être finalement la forme aboutie de la réconciliation du centaure avec la polis. Jamais complètement intégré à cette dernière, toujours aux abords, en périphérie, le centaure peut néanmoins entrer en dialogue avec sa propre civilisation, et poursuivre à l’intérieur des remparts cette exploration de la steppe intérieure qui est l’infini de son horizon personnel. »

Laurence BOUGAULT, La Liberté du centaure : petit traité sur le voyage à cheval, Paris : Transboréal, coll. petite philosophie du voyage, 2010, p. 88.

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