L’HOTTE Alexis (Général) [1825-1904]

Écuyer en chef à l’École de Saumur de 1864 à 1870 et promu commandant en 1875, il est considéré comme celui qui a fait la synthèse entre les théories de d’Aure et de Baucher. En réalité des deux chefs de file, l’Hotte n’a produit aucun mélange mais a su saisir les procédés utiles et les publics visés par chacun. L’approche de d’Aure par sa simplicité, sa part instinctive et son but aisément atteignable s’avère parfaitement adaptée aux écoles d’équitation militaires. C’est celle-ci que fera appliquer le général à Saumur. La doctrine de Baucher par son raffinement méthodique et rationnel sera exclusivement réservée à une pratique supérieure et personnelle. L’Hotte aura donc privilégié la pratique sportive à celle du dressage de haut niveau pour la cavalerie.

À noter, cet écuyer sera à l’origine de deux réformes dans l’équitation militaire : le travail de haute école désormais réservé aux chevaux personnels (et donc aux grades supérieurs) ; l’adoption du trot enlevé pour les militaires (qui ne pratiquaient jusqu’ici que le trot assis).  C’est également sous son égide que les cadres du Manège de Saumur se produisent à l’extérieur, c’était en 1866 lors du premier concours de la Société Hippique Française, en présence de l’Empereur, au Palais de l’Industrie de Paris (le futur Grand Palais).

Publications à titre posthume :

Un officier de cavalerie, souvenirs du général L’Hotte, Paris : Plon-Nourrit, 1905, 406 p. Disponible sur Gallica.

Les mémoires du général qui y retranscrit rencontres et réflexions équestres.

Questions équestres : en avant, calme et droit, Paris : Plon-Nourrit et Cie, 1906, 248 p. Disponible sur Gallica.

Un ouvrage qui n’est pas un exposé méthodique d’exercices mais qui tient plutôt d’un essai sur l’équitation et ses problématiques de l’époque. Une sorte de philosophie équestre proposant une vision unifiée de l’équitation qui ne diverge que dans ses méthodes d’applications. Il s’agit d’un court ouvrage où sont fixés les principes essentiels de la pratique équestre.

Sur l’auteur

Nicolas CHAUDUN, Un centaure au crépuscule : Alexis L’Hotte (1825-1904), Arles : Actes sud, arts équestres, 2016, 176 p.

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