XENOPHON [430 – 354 (avt. J-C)]

Chef militaire mais aussi philosophe et historien (il a suivi l’enseignement de Socrate), Xénophon est considéré comme l’auteur du premier traité équestre en Europe (Kikkuli l’ayant précédé au Proche-Orient au XV s. avant J-C.) Cavalier athénien, il a pris part à de nombreuses batailles desquelles il a su tirer des préceptes et des idées équestres encore applicables de nos jours.

 

L’Hipparque ou Le Commandant de cavalerie

Écrit dédié aux futurs commandants de régiments de cavalerie. Entre stratégie et art du commandement, l’auteur s’attache à montrer l’importance du choix des chevaux et la nécessité de l’entraînement équestre. C’est aussi l’occasion de découvrir le rôle de la cavalerie,  les manières de combattre (charge et repli) mais aussi l’organisation des cavalcades dans les fêtes publiques (qui assurent une vision positive de la cavalerie).

De l’équitation ou De l’art équestre.

Composé de 12 chapitres, cet ouvrage est un véritable manuel pour propriétaire. Xénophon y parle aussi bien de l’achat (qualités et défauts du cheval), du dressage (la douceur y est prônée), des soins (dont un passage sur les moyens de faire durcir les sabots !) , l’apprentissage de l’équitation (de la manière d’harnacher à la conduite du cheval), ainsi qu’une série de préceptes se rapportant plus particulièrement au saut, à la conduite en terrain varié et à la pratique guerrière. Des chapitres sont même dédiés à la manière de faire briller un cheval et au dressage du cheval de parade…

Traductions disponibles en ligne :

Traité de la cavalerie de Xénophon. Traduit par Charles Dupaty de Clam et inclus dans son ouvrage Traités sur l’équitation, Paris : Lacombe, 1771, pp. 1-52. Sur Gallica.

Du Commandement de la cavalerie et de l’Équitation : deux livres de Xénophon, traduits par un officier d’artillerie à cheval. Traduit par Paul-Louis Courier, Paris : J. M. Eberhart, [1813], 111 p. Sur Gallica.

De l’Équitation, par Xénophon. Traduit par Charles-Louis Curnieu (baron de), Paris : Journal des haras, 1840, 268 p. Sur Gallica.

L’Hipparque. Traduction d’Eugène Talbot (bilingue), Paris : Hachette et Cie, 1859. Disponible sur Remacle.

De l’équitation ou De l’art équestre. Traduction d’Eugène Talbot (bilingue), Paris : Hachette et Cie, 1859. Disponible sur Remacle.

Xénophon. L’Hipparque ou le Commandant de cavalerie. Traduit par Pierre Chambry, 1958. Sur le site d’Ugo Bratelli.

Xénophon. Le Traité sur l’équitation. Traduit par Pierre Chambry, 1958. Sur le site d’Ugo Bratelli.

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Article d’André Monteilhet, « Xénophon et l’art équestre », Bulletin de l’Association Guillaume Budé, 1957,  vol. 1,  n° 2, pp. 27-40. Disponible sur Persée.

Voir également les travaux d’Alexandre Blaineau qui a présenté et commenté une nouvelle édition des œuvres de Xénophon chez Actes Sud (2011). Ses articles sur Academia.

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