La figure symbolique du Centaure

« C’est à bien saisir les ondulations de ces divers mouvemens, et à s’y prêter sans résistance, que doit principalement s’attacher le commençant, c’est le seul moyen d’acquérir cette intime union qui doit un jour le mettre à même d’exercer un ascendant absolu sur les moindres actions du cheval : c’est en s’identifiant, en quelque sorte, ainsi avec lui, et ne faisant plus qu’un seul et même corps, qu’il le conduit insensiblement à ce point de soumission de pouvoir le considérer comme un être absolument passif et un agent entièrement subordonné à sa volonté. Tel est le but de l’art, tel est l’écuyer figuré symboliquement sous les traits de Centaure. »

Du CROC de CHABANNES, Cours élémentaire et analitique d’équitation ou résumé des principes de M. D’Auvergne suivi de questions et d’observations relatives aux Haras, Paris : Anselin et Pochard (successeur de Magimel), librairie de la garde royale, 1827, p. 37.

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