Définitions du ‘cavalier’, de ‘l’écuyer’ et de ‘l’homme de cheval’ | Bonnet

Devenir homme de cheval est souvent l’histoire de toute une vie, celle de la quête du cheval. Il s’agit bien d’un apprentissage qui se fait selon plusieurs étapes, comme l’explique la terminologie employée pour le définir. Cavalier, écuyer, homme de cheval : ces trois termes expriment une gradation dans la vie des hommes qui montent à cheval.

Cavalier désigne celui qui a atteint une première étape. C’est un ‘pratiquant’ qui a choisi une spécialité, l’équitation. Mais celle-ci n’est pas une raison d’être. Le cheval n’est pas pour lui fondamental.

L’écuyer est un connaisseur. À l’image des écuyers du Moyen Âge, il est en apprentissage. Il n’est pas encore parvenu à son but ultime : devenir chevalier ou homme de cheval.

L’homme de cheval est au service du cheval. Comme le chevalier, il a acquis la maîtrise du corps et de l’esprit. Il a été adoubé. Traditionnellement, il s’agit de la cérémonie au cours de laquelle l’aspirant chevalier va être consacré chevalier. Ici, l’écuyer a atteint un niveau qui lui permet de communier avec son cheval, auquel il va se consacrer et rendre hommage.

Jean-Yves BONNET, L’Éducation du cheval dans la joie, Arles : Actes Sud, coll. Chevaux et cavaliers, 2012, p. 25.

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