Les noces de Thétis et Pelée

Le Chœur

Strophe

« Pour ce chant d’hyménée, la flûte de Libye, la cithare amie de la danse et les roseaux sonores élevaient ensemble leur chant. Sur le mont Pélion, pour le banquet des dieux, les Muses Piérides aux belles tresses de leurs sandales d’or marquaient le sol en cadence. Elles venaient aux noces de Pelée célébrer de leurs mélodies et Thétis et le fils d’Eaque, sur le mont des Centaures, dans la forêt du Pélion. Le fils de Dardanos, le Phrygien Ganymède, dont Zeus en son lit faisait ses délices, puisa le vin au cœur des cratères ; et les cinquante Néréides sur le sable brillant déroulèrent leur ronde en l’honneur des jeunes époux.

Antistrophe

Tenant leurs piques de sapin, couronnés de verdure, la troupe équestre des Centaures vint au festin des dieux boire au cratère de Bacchos. Leur voix forte a crié : ‘O fille de Nérée, le devin savant en l’art prophétique, Chiron, l’a proclamé : de toi va naître un fils, un soleil pour la Thessalie. Il ira embraser l’illustre cité de Priam revêtu de l’armure d’or par Héphaistos forgée, dont sa mère Thétis lui aura fait présent.’ Les dieux ainsi ont promis le bonheur à Pelée, lorsqu’il épousa l’aînée des nobles Néréides. »

Euripide, extrait du troisième stasimon, Iphigénie à Aulis, v. 1036-1079, 406 avant. J.-C.

Euripide, Tragédie complètes II, trad. de Marie Delcourt-Curvers, texte intérgal, Paris : Gallimard, folio, 1993, p. 1337.

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